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Les immortelles
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les immortelles du pont Génois
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Cet été le grand chemin qui domine au capo Ladroncello, m’avait invité à visiter sous la foret de Tartagine Melaja, dans les gorges de l’Asco, le village d’Asco pour aller voir le pont génois tout en bas. La route qui y mène serpente au flanc de la vallée, sous le village d’abord au pied ses maisons plantées sur le rocher. Et le long des fossés sous les ombrages de figuiers gourmands, des talus qui embaument. En descendant, un grand chien jaune s’était invité à accompagner mon chemin à distance d’un compagnon de découverte. Quand prés du pont il a soudainement échappé a mon attention, c’est vrai qu’assis sur la margelle je l’admirais déjà, ses piles plantées au rocher qui borde une eau où le ciel ce jour là si bleu s’y baignait nu. C’est là dans cet état de grâce que l’on éprouve à découvrir le merveilleux.
Soudain figé à ne pouvoir me retourner une voix qui m’a dit.
((Les pêcheurs sont souvent des poètes, mais il faut pas cueillir les immortelles tu éveilles en chacune de ces fleurs le sommeil d’une âme qui exhalerait)) Et puis mon cri effrayé, cette froideur, puis le bruit dans l’eau, mon corps qui monte vers le ciel, elle voulut que je fus sans contexte immortel.
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