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| La tortue et le chien jaune |
| | Ce matin au fond de mon jardin les cyclamens qui avaient fait le voyage de Corse lors de mes promenades sur le GR 20 en multitude de petits boutons viennent de me dire que là bas sous le chemin des grands Laricios le sol de leur naissance en était peint. Alors le souvenir allume dans ma tête une journée qui me rappelle qu’à la saison du solstice quand l’été va céder sa place a la rousse saison, le maquis perlé de ses arbouses va se parer de ses fruits rouges baiser. J y ai connu une fée qui d’une baguette magique transformait les tortues en veaux affolés, il en est une qui même s’était mise à pêcher, je certifie que c’est vrai puisque souvent quand je descends vers le pont génois, un grand chien jaune pour l’occasion incarné m’accompagne pour aller la voir pêcher. Et là de mes cris qui montent à l’assaut des cascades de son écho répété sur les estives va la chercher. Je sais qu’elle est là haut car la tortue m’a dit que dans cette eau on y pêche plus que des bisous rouges baiser. Une femme barbue méchante de me voir tout haut rêver ma dit pour me faire pleurer que c’était le reflet des baies d’arbouses. Et pourtant quand las d’écouter sa méchanceté en m’y baignant j’ai senti qu’elle m’en couvrait../..N a |  | | > Télécharger la pièce jointe | | > Commentaire(10) | |
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| Un jour à Paris |
| | Partir de l’avenue Matignon, traverser l’avenue Marigny, entre deux plots d’un passage, planter le regard de bas en haut et de haut en bas sur celle que l’on nomme la plus belle avenue d’une capitale qui l’est tout autant. Pénétrer dans un jardin entre la statue d’Alphonse Daudet et celle de Georges Pompidou. Sentir dans nos regards de passants l’acte du temps où nous jouons complices la pièce de l’instant dans un décor qui nous sublime, c’était hier dans un Paris du mois d’août que j’ai choisi de vivre en aimant.
Glisser à contre courant dans le flot des passants venus de tous les continents, c’était mes jeux olympiques, se perdre dans une rue que bons nombres de résidents ont laissé à la discrétion des touristes. Traverser de Belleville à Ménilmontant dans des accents cosmopolites, où le langage de chacun donne la sensation de traverser des océans. Et vous Madame, je voulais voir combien sur votre parvis ils s’engouffraient cette foule, têtes levées et l’œil sur l’objectif, emplissant son ventre de ses enfants. Vous avec qui cette année nous avons allumé par milliers des bougies avec la force de croire qu’ils seraient libres un jour. C’est vrai que parfois cela revaut comme un pèlerinage, mais combien c’est bon de se dire que nous nous sommes des aimants.
Puis franchissant la seine vers l’autre rive dans un quartier latin, ou Shakespeare coincé entre une brasserie et des grâces qui fontaine une eau que semblerait cueillir les passants, monter à l’assaut de la fontaine mythique en traversant le boulevard st Michel. Et là à la terrasse d’un café sur la pace St André des Arts s’embusquer dans un fauteuil pour humer dans le fumé d’une tasse un air empli d’une musique à la flute de pan.
Laisser sagement dorer les rues que le quartier débusque, dans une nuit très longue d’un Paris qui nous offre ses airs fripons. Et vous où étiez vous dans ces visages de jolies filles qui donnent à Paris la poésie aux âmes des aimants../..N a
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| l'église de mon village |
| |  Quand elle descend du plateau, brouillonne et colère d’avoir bue dans un ciel ombrageux les larmes de ses tonnerres, trois marches évitent qu’elle ne blasphème, dans la petite église du village coincé dans la vallée. C’est là que pendant des années qu’elles se sont côtoyées, l’une peignant les galets et elle mirant son clocher,
Surprise ce soir là qu’il y eu chez elle la fête, des hommes en noir mes amis de Sartène.. L’occasion de se couvrir de bisous famille et amis, il n’en fallut pas tant qu’à y franchir ses battants le souvenir m’étreigne
Une enfance qui réapparait dans un clin d’œil au passé, un cœur qui cherche ses repères.
Tel fut ce soir là, vécu d’intensité d’une nuit ou les ombres cachères mes yeux mouillés
Derrière les chaises au grand dossier qui prie, les bancs polis tels qu’ils brillaient en notre enfance, c’est en prenant ma place que le temps perdit la face
Il n’y avait entre notre église et nous ses amis, la connivence de ses enfants voyous à qui elle pardonne, et leur donnait les jours de la crèche vivante les rôles où l’on absout jusqu'à la délinquance. Cette odeur de paille froissée, celle de la bougie qui vacillait, le petit âne et son museau qui fouille une main qui le gâte, autour d’une maman dans la vierge et l’enfant..
C’est tout cela qui défilait dans un regard perdu, quand sous le tonnerre d’applaudissements, dans leurs habits de noir vêtus, Jean Paul, Mathieu, Stéphane, et les autres alignés devant l’hôtel en drapé blanc firent vibrer l’abbatiale
A l’assaut des encorbelles les voix coulant des plafonds arc boutés, des caryatides coiffées de modillons donnaient à la pierre des âmes qui dansaient.
Dans une vie d’expatrié payé au prix de l’absence, l’abside de son passé s’efface en une nef ardente…/..N a
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| Bonnes vacances à toutes et à tous |
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Sur les hauts fonds de son ancrage, posé dans le nimbe d’un ciel qui se noie, il coule des sommets la roche que les vagues cisèlent en ganse de sable blanc. De Saint Florent à Calvi, sous les balcons de Nebbio et de Balagne au vent du cap qui s’embaume dans le maquis, jouant aux cordes de la harpe des Laricios sur le chemin des cabris. C’est à l’assaut du mont Cinto, sous le grand mât de sa cocagne, que le G R 20 love les villages au pied de leur clocher.
Dans cette douce défiance de l’étranger, je rencontre des gens charmants, qui ont gardé de leurs batailles la vigilance des tours de guet. Avec leurs noms si beaux, Pioggiola, Costa, Lozzi, Asco, Calacuccia, il n’est pas un seul qui ne m’enchante
Au fait vous savez où je suis ? Alors si l’envie vous en dit de vivre au royaume de mes amis, prenez la carte, là sous votre doigt, sentez les sommets qui vous grattent, c’est un rocher posé au milieu d’une mer bleue. Bisou../.N a
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| La vie à ses travers qui parfois nous transcende. |
| |  Il y a ces jours plus beaux que d’autres, qui vous explosent le cœur en sentiment et dont les mots paraissent dérisoires,.
Cette maman, la fille, la femme, cette amie que nous avons appris à aimer dans vos yeux, je sais que vous allez la gâter de tendresse elle qui a tant souffert des jours de privations de la plus élémentaire des libertés.
Mélanie, loli, soyez généreux, indulgents, l’épreuve vous rend une maman fragile qu’il va falloir reconstruire doucement de votre amour.
Dites lui combien elle aura fédéré dans le monde la solidarité de ces femmes qui marquent de leur empreinte le temps que nous vivons, transformé des façons de penser sur la condition humaine. Elue citoyenne d’honneur de notre conscience elle reste le porte drapeau des combats à venir. Je voulais également la remercier pour tout ce qu’elle a pu donner de par sa lutte, et par là même, guider nos futurs combats pour un monde meilleur. Un ami parmi ses amis../.. N a
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| Une nuit un rêve |
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C’est une laie de caractère tantôt virant à droite vers le levant, ou bien creusant le sol en un versant. Chacun de son côté, des châtaigniers aux longues feuilles vertes, penchaient pour exposer au ciel défait le bout de leurs branches emplumées. Fiers comme des cocardiers, ils exposaient au bout de leurs branchettes les tresses des nouveaux nés qui pendulaient. Il n’en fallait pas tant pour que le chêne et ses glands s’en offusquent, et d’une cime dominée lui en ravit l'augure. Ainsi dans la bagarre à conquérir le ciel, de leur ombrage au sol plus un seul brin de clarté ne filtrait. C’est donc pour ça qu’elle fuyait en tortillant comme un serpent, pour rechercher là bas dans le silence un coin de ciel de complaisance. En croisant la clairière, fière d’avoir autour d’elle fait le vide de ces benêts, elle s’entendit chuchoter trois mots sur les sommets. Ainsi, ouvrant une brèche dans les ramures qui montaient, elle décida d’aller courir vers la montagne. Cette contrée où seules les roches bordent le sentier et quelques résineux ébranchés, les racines couvertes par un tapis d’aiguilles sèches. Elle n’avait pas envisagé que tout l’été ce sol aride serait grillé d’un soleil qui assoiffe, ravine et ravage. Tant et si bien que toute essoufflée c’est au sommet dans le grand lac du Nino qu’elle s’est noyée. Si un jour vous l’empruntez, laissez la vous balader pas à pas dans votre marche en écoutant sous les ombrages le gazouillis de sa futaie. Sentir l’élan d’une descente, le souffle dans les montées, sa halte de l’instant hésitant sur la croix devinée au détour d’un chemin qu'elle croise, et même au fond d’une roselière quand elle assoiffe ses galets. Ecoutez la prier dans le ruisseau qui tente de la noyer.
.C'est une nuit un de mes rêves qui me rappelle la balade sur le sentier du mont Tozzo ../..N a../.. M
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| Parfum tilleul |
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Parfum tilleul et herbe peinte juin de son potron-minet pose sur la frange des blés dorés ses baisers. Au vingt et un de son avènement, redondant, ses premières graines donnent aux fleurs leurs formes rondelettes. Plus matineux que ses cinq frères, il accroche au plus haut l'astre qui va dorer l'été. Merle et merlette cliquettent dans le bosquet, l'œil vigilant sur leurs petits moines ronds qui piochent le gazon
Promis aux becs gourmands qui prêteront leurs ailes, le cerisier pendule en tentation le galbe de ses belles, que feront naître d'une passion l'espoir des jeunes rejetons.
De fleurs en fruit coule la vie d'un mois qui s'alanguit, pour embrasser toutes nos envies
Des corps qui s'émerveillent au temps qui coule dans nos veines, dans leurs corsages épanouis les femmes elles aussi vont nous éblouir../..N a
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| Pour que nos mots apaisent leurs maux |
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Les mots je les dessine lentement en phrases affolées, pour les installer bien alignés en texte superposé.
D’un œil inquiet je les caresse pour qu’ils ne sentent pas la détresse quand d’autres cœurs vont les adopter
Elle et moi implémentés sans avoir eu à léchouiller le timbre de nos ancêtres, d’un clic sur mon clavier en deux secondes je vous confesse.
Je voulais vous dire le casque sur mes oreilles, ce titre qui m’émerveille, c’est Diégo- libre dans sa tête. Heureusement que ce n’est pas l’aiguille qui le déchiffre sinon depuis longtemps il n’y aurait plus qu’une ravine.
Il me rappelle cette femme dans sa prison, comme des milliers d’entre elles sont, Beaucoup trop pour que devant ma glace nos yeux qui se regardent cherchent au fond de notre tréfonds l’espoir que demain elles reviendront.
Je sais, je sais que je me répète, mais quel malin plaisir j’en ai d’en faire ma quête rien que pour me dire qu’il ne sera pas un jour sans souvenir.
Demander à un écorché vif, quand on lui verse cette vie, sur sa chair du ressenti, pourquoi il hurle à en souffrir.
Aujourd’hui je vais me droguer toute une nuit à leur écrire,, pour que demain dans le fouillis de mes propos il en soit un plus beau, que j’enverrai dans la forêt,.Je l’appendrai par cœur pour le hurler à la bassesse de ceux qui croient aux idées barbaresques.
Je ne suis pas guéri d’un jour prendre un fusil, avec cette peur qui me tenaille qu’un jour plus un seul sentiment ne vaille Celle que chacun devrait avoir à perdre son devoir..
Je ne pense pas être morose, pas du tout. ! Il y vingt quatre heures par jour, et trois cent soixante cinq jours pour, Pourquoi ne pas consacrer des poignées d’heures à maudire ce que pour soi ou sa famille on souhaiterait qu’il nous arrive
.Car au petit jeu de toujours croire que c’est pour eux que le malheur vaille, la seconde d’après en pleine G……… ça nous assaille./..N a
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| Journée mondiale de l'environnement |
| |  Je viens d’avoir 50 ans mais mon apparence est celle d’une personne de 85 ans, j’ai de gros problème de reins, je bois très peu, je crois qu’il me reste très peu de temps à vivre. Aujourd’hui je suis la personne la plus vieille de ce siècle.
Je me rappelle quand j’avais cinq ans il y avait beaucoup d’arbres, les maisons avaient de beaux jardins, on pouvait profiter des bains, rester une heure dans la douche. Je me rappelle qu’il y avait beaucoup de message qui disaient faites attention à l’eau, mais personne n’écoutait ils pensaient que l’eau ne pouvait pas
disparaître.
L’industrie est paralysée et le chômage est dramatique, les usines de traitement de l’eau sont les principales sources d’emplois, et tu es payé en verres d’eau potable au lieu du salaire, les agressions pour un bidon d’eau sont banales dans les rues désertes. La nourriture est 80% synthétique, la pollution est affreuse. Des corps affaiblis par la déshydratation, une peau remplie de plaies à cause des rayons ultra violets qui n’ont plus de couche d’ozone pour filtrer dans l’atmosphère.
Le gouvernement nous fait payer même l’air que nous respirons 137 m3 par jour et par habitant adulte. Les gens qui ne peuvent pas payer sont retirés des zones ventilées qui ont adoptées de gigantesques poumons mécaniques fonctionnant à l’énergie solaire, l’air n’est pas de bonne qualité mais on peut respirer.
Il ne reste plus que quelques pays avec un peu de végétation, ainsi que leurs fleuves respectifs qui sont fortement protégés par l’armée. L’eau est devenue un trésor très convoité plus que l’or et les diamants.
Le pétrole n’existe plus depuis longtemps, les camions et voitures s’amassent sur des milliers d’hectares vestiges d’un autre temps. Dans la mer il n’y a plus un poisson vivant, elle est tellement salée que l’on peut presque y tenir debout, les plages de sel à perte de vue ne sont plus que des paysages lugubres. J’ai de vieilles photos d’une époque où le périphérique de Paris était couvert d’automobiles nuit et jour. Aujourd’hui on a enlevé le macadam depuis longtemps pour faire rouler les dernières voitures. Le dernier vaisseau spatial est parti depuis longtemps à la découverte d’autres planètes. L’espoir reste mince pour nos enfants, qui n’ont de cesse de nous rappeler, les barrages des camionneurs pour l’essence moins chère, les barrages des marins pêcheurs devant les ports fermés, notre faim de consommer sans souci de leurs années qu’ils vont devoir affronter. Le livre d’une science fiction sur les genoux des années 2090, me rappelle qu’aucune excuse n’est valable a nous pauvres fous../.. des oufs
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| Mes idées bleues, mes idées raid. Mes idées roses, héééé...! |
| | D’une tour qui s’incline aux souvenirs d’un séjour, c’était un soir sur les galets en marbre blanc la marina de Pise où nos corps enlacés avaient imprimé l’empreinte de nos amours. Ecrit d’une plume trempée dans un miel de toscane et d’Ombrie, l’Italie quand elle vous invite grave dans nos esprits l’art d’un nul part ailleurs. C’est à Arezzo que les Ô nous ont pris, dans cette ville sculptée dans la roche, ses murs enchâssés en écrin, construits de ruelles qu’enjambent des arcs boutant, où des pendants de fleurs dansent comme des femmes belles sous une brise d’effluves d’une pâte pétrie. C est la patrie des marbres beaux, qui accueille les sens ébahis, sur le banc poli d’une margelle au centre sur sa placette que ceinture un point d’eau. Assis, doucement à petits pas glissés sur le côté au panorama qui nous chavire, la ville déroule en un instantané toute la splendeur des œuvres en cercle composées. Voyager d’un œil gourmand pour choisir la dérive des instants vagabonds où le pas va conduire, devant l’échoppe d’une artiste, Nadia Cascini, maestro d’arte, poser le moment que ses pinceaux invitent à pénétrer dans le tableau.
Vivre ces moments là, c’est dorer une vie pour que les nuits allument des lendemains qui brillent. J’aurais aimer vous raconter de Florence, Sienne, Pérugia, Assisi, Folignio, Rome, toute cette Italie, mais personne mieux qu’elle vous racontera le pays../..N a
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| Février 2008 |
| L | M | M | J | V | S | D |
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