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| Dimanche 30 Septembre 2007 |
Balade en Balagne
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Le 30/09/07 C r
Au seuil du désert des Agriates quand on aborde la plage de Lozari, c’est en Balagne que j’aime monter vers le pays. Entre le fleuve Regino, la départementale qui gravit vers Pntal Di Paraso c’est là qu’il faut faire sa première halte pour voir les bleus du ciel et de la mer que sépare un trait ténu. Le nez planté au vent du Cap qui échevelle les grands Laricios, dans le maquis des arbousiers, lancer à la volée le regard que seul arrête les clochers des villages brodés dans le rocher. Là bas Belgodère, ses toits de tuiles canal en casquette cernent le premier contre fort, puis enfouie la route dans son décor jusqu’à la grande église qui lance en face l’asphalte vers les contours des Cima di Tornabue.
Quatre kilomètres plus loin juste après un virage derrière la vallée Costa le bien nommé. On entre par une petite route baptisée nationale cent quatre vingt dix sept qui coupe aux deux tiers le village, où sur l angle d’un mur est apposée une plaque de fonte brune qui compte déjà trente huit km de Calvi. Il faut poser quelques instants le temps d’une visite car au travers de palmiers qui masquent la vallée, le grand clocher culmine sur des ruelles imbriquées de maisons charmantes gardant jalousement le secret des résidents. Sur la placette, en contre bas une fontaine coule d’un mur dans une auge de grés qui donne l’été ses baisers glacés. C’est un village de cette chère Balagne où l’on aimerait un instant s’asseoir à l’ombre sur les marches d’une maisonnette pour échanger l’envie de raconter. Mais c’est en bas sous la chapelle du cimetière qu’à l’ombre des rameaux du patriarche un grand olivier plusieurs fois centenaire, qu’en plein midi il m’a dit ce que j’aurais aimé entendre dire des gens du pays. Un songe peut être, un rêve, j’en suis sûr il me l’a dit../.. N a
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