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| Dimanche 23 Septembre 2007 |
Le piano
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Le 23/09/07 C r
Je me souviens comme si c’était hier le jour de notre première rencontre, c’était au milieu de la cohue de gens qui étaient venus chiner la bonne affaire, et chaque fois par curiosité après avoir levé son couvercle certains essayaient en touchant son clavier s’il fonctionnait. Attiré par ces notes que le hasard de chacun faisaient monter du coin où il était, mon attention captivée je lui rendis visite, je ne sais pas si c’est à cet instant que j’ai eu le coup de foudre toujours est-il qu’après avoir tourné autour inspecté sous toutes ses coutures je commençais à le tatouiller, lever son couvercle, du doigt suivre le contour, sentant en moi comme un amour qui naît. Au bout d’une heure de visite sa volupté m’avait tellement pénétré que je m’étais amouraché. C’est donc dans cet état d’esprit que dans la salle des ventes,assis sur ma chaise j’écoutais lentement la musique de l’huissier énumérer toute la litanie des objets, en regardant sans la moindre malice les mains tour à tour se lever. Et quand le nom piano, suivi de mise à prix, qu’il me prit cette envie irrésistible sans réfléchir qu’il devienne mon ami, mais à quel prix ?. Car ma voisine qui sans doute avait nourri pour lui des intentions s’écria ! Faut-il que vous l’aimiez? Je reconnais l’air un peu bête, que je ne saurais jamais pourquoi ce jour là, moi qui d’habitude circonspect où à ce point craqué, faisant ainsi le geste. Et c’est sans doute là que le bat blesse, car je n’avais pas chez moi la moindre place pour le loger, et qui plus est quand je donnais le chèque en blanc signé, pas certain d’avoir l’argent pour le payer. Voila sans morale du tout comment un jour par amour j’ai lié connaissance avec les ennuis de le caser mon premier piano. Le poids, et cette place qu’il lui fallait, poussant le canapé, le buffet, la chaîne, rien n’y a fait à l’évidence chez moi il ne tenait pas. C’est donc précieusement enroulé dans une couverture, dans un local fermé à clef que de temps en temps j’allais lui rendre visite, car je crois qu’il me manquait, et combien de railleries et quolibets de mes amis parlant de moi et de lui ils m’ont gâté. Alors dans l’attente de sa nouvelle pièce que j’ai spécialement choisi pour lui, ensemble nous allons vivre des symphonies, et que pas un de mes amis sur lui pose son verre. Non je n’ai pas le moindre regret d’avoir un jour céder au rêve debout et éveillé../.. N a
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La nuit parfois vient me tirer de ma torpeur pour faire sortir toutes les humeurs diurnes de ma tête. Alors mon esprit voyage sur les pensées mises en mots de quelques orfèvres des songes animés de l’existence. Puis abreuvée de douces pensées, je me laisse à nouveau envahir par le sommeil des poètes de vie, qui m’entraînent dans des rêveries mâtinées de souvenirs. De ces souvenirs non partagés, qui pourtant par l’émotion prodiguée me berce douillettement au cœur d’un univers endormis. La lune est complice de bien des secrets, que demain matin le soleil cachera minutieusement. Et quand le premier métro serpentera dans la grande ville, je sais que des milliers de pianos imaginaires voyageront sans ticket ! On ne dirait pas comme ça, pourtant les rêveurs éveillés qui promènent leurs mémoires sont si perceptibles lorsqu’ils hantent les lieus communs ;-) La vie est décidément une inspiration de tous les instants pour celui qui est un peu attentif ;-)
marie (29/09/07 03:57) |
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Que serait la vie sans quelques petites folies?amitiés corseprato (24/09/07 16:28) |
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très belle histoire d'amour; On reconnait bien ta sensibilité. bizous
 primerose (23/09/07 11:55) |
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