 |
|
 |
Ma forêt
|
|

D’un soleil qui fatigue, septembre élance sur les allées les ombres des arbres qui s’enluminent, éclaboussé de ces paillettes je marche sur les cimes. Elle est divine la mariée de l’été en sa parure d’automne dorée, du bout du grand chemin, elle pose sur vert sapin ses robes tout en dorures. A la châtaigneraie le vent la effeuillée pour accueillir timide dans ses épines jumelles et gros marrons luisants d’une peau de nourrisson, qui de leurs bogues s’en extirpent, coquettes avec sur leur sommet trois poils tout hérissés. Du bout des doigts je les caresse tout en sensation et tendresse, où dans mon long panier d’osier de fougère tapissé, en leurs litières je les amène à la fête des fruits de la forêt. Demain à l’occasion je viendrais chercher les champignons qui sous les feuilles en petit dôme passerons la nuit sans qu’ils frissonnent, après le blanc matin vont naître en rang de petits lutins. |
 |
|
> Télécharger la pièce jointe
| | > Envoyer cet article à un ami |
| Commentaires |
| Ajouter un commentaire |
c'est vraiment un très beau texte. Amitiés Angel, passe une bonne journée
  primerose (15/09/07 09:49) |
 |
ra vi ssant.... est ce que l'on aura le privilège d'avoir un autre de vos textes sur l'automne ? s’il vous plait )Ô( ;-) marie (13/09/07 22:04) |
 |
|
 |
|
|
|
 |
|