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Mars et son printemps
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le plaisir des fleurs
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Frissonnant de plaisir un chaton essuie une larme d’un ciel chagrin, sur l’horizon qui s’étire en arc couleur de son fond peint. Mars embusqué joli tout en rondeur y pleure ses matins qui gèlent, tantôt rieur souvent en pleurs. Comme un pierrot dans une scène ou l’on jouerait la pièce du printemps. Coudriers fardés, cornouilles poudrées le ton est donné la vie est verte. Le long des prés entre les pâquerettes, le bois en chausse de violettes discrètes, s’endimanche en petits coups de soleil clairsemés. La nuit dernière la chouette leur avait dit, hier le pigeon en grand plongeon faisait sa cour. Les merles se sont aimés car tour à tour après chaque dînette ils couvent dans le lierre au creux d’un nid douillé, trois œufs verts tachetés. En face le grand marronnier le bout des branches tout englué gonfle ses gros bourgeons qui en craquellent. Il veut le premier penduler ses fleurs en lampion, pour la grand fête du vingt et un. |
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