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Quand Dieu s'éfface, c'est le Diable qui prend sa place.
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../..Suite ((Mon ami, lui dit-il, je t’annonce une nouvelle fâcheuse. Ton épouse fatiguée d’attendre ton retour, doit convoler demain en ses noces ; il te reste qu’un moyen pour l’en empêcher : livre-moi ton âme et tu seras libre)). Le prisonnier repoussa énergiquement une telle proposition. ((Eh ! bien, soit, reprend le diable ; Je briserai tes fers à deux conditions/ la première c’est que tu m’accorderas chaque année, les grains de raisins tombés à terre dans la vigne de Madame, ainsi que le regain du prés de Sourlan ; la deuxième, c’est que je deviendrai le maître absolu de la première personne que tu embrasseras en entrant dans ton château))
Le seigneur de Lunas souscrivit volontiers aux exigences du diable. L’esprit des ténèbres brise donc les chaînes du prisonnier, l’enlève à travers l’espace et le dépose libre dans la campagne. Mais, se ravisant tout à coup, il lui lie les mains derrière le dos pour l’empêcher de faire le signe de la Croix. Les deux compagnons prennent ensuite la route du château, où ils arrivent à la tombée de la nuit. Ils entrent bientôt, sans se faire annoncer, dans la vaste salle où de nombreux convives s’apprêtaient à faire honneur au festin de noces.
Tout à coup, le sire de Lunas, épris d’amour pour son épouse infidèle, oublie son juste ressentiment et, le pardon à la bouche, il veut se jeter dans ses bras. C’en était fait de la châtelaine…. Elle allait appartenir au diable, lorsque le captif se rappelant sa promesse trop légère, se retourne à la hâte, embrasse la grosse pierre placée à coté de la porte d’entrée « vous savez celle au bec de cafetière » et comme ses mains n’étaient pas libres, fait avec la tête le signe de la Croix.
Le diable, furieux d’être dupé, s’enfuit en poussant d’horribles imprécations. Il emporte comme mince paille, la pierre qui avait reçu l’accolade de sire de Lunas. Mais la légende serait incomplète, si je n’ajoutais d’après elle, que le diable n’a pas renoncé à ses droits sur les prés « dont je vous révèlerais toujours pas le nom » Parfois, lorsque un vent subit soulève les feuilles des vignes et l’herbe des pâturages. Il y a encore, une terreur superstitieuse s’attachant à la vigne et aux prés. Il m’arrive certaine nuit de septembre, quand le vent hurle dans la cheminée, de penser aux histoires de mon oncle qui dans le noir de sa mine, le diable a emporté.. ;/..N a ; A M.
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très fine histoire que j'ai beaucoup aimé ! Les contes et légendes d'autrefois, charmaient des soirées entières au coin du feu. C'était unve vie tellement différente..Bizous
 primerose (28/11/07 09:21) |
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Mais vous ne dites pas tout dans votre légende… ah ah ! Savez vous pourquoi le diable n’a plus d’ombre et pourquoi la dame blanche toutes les nuits va vérifier qu’elle est toujours là où elle l’a cachée….. Le diable qui un jour se mirait dans un miroir s’est fait voler son reflet par le fils de la dame blanche … ainsi cette âme démoniaque sans ombre ni reflet désespère de reconquérir le monde des vivants, mais voilà ….le secret est gardé par les mazzeri et les gardiennes du temple veillent sur lunas ! Les mazzeri ont un pouvoir unique, celui d’être un jardin secret imperceptible au cœur de l’univers ….. seuls les anges peuvent les voir ! chutttttttttt ;-) marie (27/11/07 21:25) |
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