 |
|
 |
Un regard qui soupire
|
Port d'Argentat
|

Assoupis aux flancs de la Dordogne cette gabare ivre de sommeil, dans un parterre de réverbères en brins de muguet Argentat rêve. Le bruit de mes pas au silence de la nuit épuise les heures sur le pavé d'un cadran solaire, qui cherche vers le ciel son astre pour lui compter le temps. La lune ce soir n'y tournera pas la tête le solstice d'automne en a dévoré une grosse moitié. Elle se noie doucement sous un pont soucieux , le regard vide plongé dans les flots qui glissent sous ses grandes paupières maquillées par de gros projecteurs bleus. Seule une bande de canards qui se chamaillent plisse son regard noir englouti dans les flots. |
 |
| > Envoyer cet article à un ami |
|
 |
|